Première catéchèse du pèlerinage - Qu'il me soit fait selon ta parole

“Qu’il me soit fait selon ta parole”. Voici la réponse de la Vierge Marie à l’annonce de l’Ange qui lui révèle que d’ici peu elle enfantera Jésus, qui sera le Fils de Dieu et Dieu lui-même. Cette réponse est le thème de notre pèlerinage.

Nous sommes en droit de nous demander, ce oui de la vierge Marie peut bien avoir en rapport avec le martyre du Bx Noël Pinot.

Tout l’enjeu de notre pèlerinage cette année, c’est la confiance. Je souhaite profondément que cette démarche spirituelle de marcher sur les pas du Bienheureux Noël Pinot vous apporte la confiance. 

Parce qu’il en faut de la confiance pour mettre ses pas dans les pas d’un autre. Avez-vous déjà essayé, en randonnant dans les bois de marcher exactement dans les pas de celui qui vous précède ? Parfois cela va très vite, parce que celui qui précède a de plus grandes jambes. Mais la difficulté c’est que vos yeux sont fixés sur l’empreinte de celui qui est devant et vous n’avez aucune connaissance de ce à quoi ressemble le chemin. On se contente alors de marcher simplement en faisant une entière confiance en celui qui nous précède quant à l’état du chemin et quant à la destination finale.

Voilà, chers amis ce qu’est un pèlerinage : c’est l’image de notre vie. On marche jusqu’à la destination finale, le ciel, le royaume de Dieu.  Et nous chrétiens, catholiques, nous sommes invités à marcher vers le ciel en suivant le Seigneur Jésus.

Aujourd’hui encore et sûrement plus que jamais, nous devons avoir confiance. Confiance en Dieu : oui. Mais aussi confiance dans l’Eglise. C’est-à-dire dans ce qu’elle nous a transmis et ce qu’elle nous transmet depuis la fondation de l’Eglise par Jésus, l’Evangile et son interprétation. Quel rapport avons-nous à l’Eglise ? Bien souvent j’entends des chrétiens me dire : « l’Eglise a dit ceci, l’Eglise est contre cela ». Or, l’Eglise, c’est VOUS ! Non seulement les évêques et les prêtres, mais l’ensemble des fidèles du Christ. Notre confiance en l’Eglise ne doit pas être aveugle, non ! Mais provoquer en nous un assentiment, une adhésion d’amour, de foi, d’intelligence et de volonté. Car en réalité, l’Eglise est une institution divine, c’est-à-dire qu’elle est voulue et dirigée par Dieu lui-même. L’Eglise c’est l’épouse du Christ. Et l’Eglise dit à chaque instant à son époux « qu’il me soit fait selon ta parole ».

En un certain sens, c’est ce que fit Noël Pinot. En premier lieu, le oui a pris effet à son baptême. C’est en cela que sa figure ne rejoint pas seulement le clergé mais l’ensemble des fidèles. A son baptême, il a été plongé dans la mort et dans la résurrection du Christ. Et nous aussi à notre baptême. Puis il a dit oui à sa communion puis à sa confirmation et encore à son ordination le 22 décembre 1770.

 

Toute la question de la confiance est exactement ce qui se vit, ou doit se vivre à la messe. Par exemple au moment des Lectures.

Lectures

Croyez-vous que l’Evangile peut changer votre vie ? Croyez-vous qu’il puisse vous guérir de ce qui vous tourmente ? Je vous le redis, comme Dieu nous le dit au livre d’Isaïe : ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Combien de fois ai-je entendu des chrétiens me dire « oh, vous savez, moi Dieu ne me parle pas ! »

Eh oui c’est certain. Imaginez qu’un ami vous téléphone. Vous décrochez, mais vous baissez le volume. Vous plaindriez-vous qu’il ne vous parle pas ? Non. C’est la même chose.

Si un ami vous écrit chaque mois et que vous n’ouvrez jamais la boite à lettre, vous plaindriez-vous qu’il ne vous parle pas ? Non, c’est la même chose.

On ne peut pas dire que Dieu ne nous parle pas si nous refusons de lire, de méditer et de savourer Sa Parole. Parole qui, je le rappelle, ne revient pas à Dieu sans résultat sans avoir accompli sa mission.

Un Cardinal, l’archevêque de Manille disait dans une interview en substance : « j’ai peur d’ouvrir ma bible ». Vous rendez-vous compte ? Un Cardinal ! Mais pourquoi avait-il peur ? Il poursuivait en disant : j’ai peur d’ouvrir ma bible parce que je sais qu’elle va m’inviter à la conversion, et que la conversion est difficile.

Oui on est si bien dans notre petit monde, ce petit monde où nous avons la main mise sur tout, où nous pouvons tout contrôler. Là encore le Seigneur requiert de nous ceci : la confiance.

Et tant que nous ne serons pas convaincus que le Seigneur sait mieux que nous ce qu’il nous faut, nous ferons fausse route et serons incapables de faire confiance.

Au contraire, si nous avons un brin de confiance dans le coeur, nous serons alors à l’écoute de sa Parole et nos cœurs seront disposés à la recevoir et à la mettre en pratique.

Imaginez-vous le chambardement que cela a pu être dans le coeur et dans la vie de la Vierge Marie lorsque l’Ange lui a annoncé qu’elle allait être la mère du Très-Haut, que son Fils sera grand, et pourtant qu’elle allait demeurer totalement vierge ante partum, in partu et post partum. Et nous on écoute cet évangile chaque année les pieds croisés avec un paquet de pop corn dans les mains.

Pourtant la Vierge Marie, malgré l’ampleur de l’annonce de l’Ange a répondu par la confiance.

Quelle confiance avons-nous ?

Après le Temps des lectures vient le temps de l’offertoire.

Offertoire

Lorsque Noël Pinot a dit « Oui » à son ordination, il ignorait ce qui l’attendait. Et ce « oui », celui de l’engagement dans sa vocation. C’est un acte éternel de confiance en Dieu et à l’Eglise. Autrement dit, comme tous les saints de l’Eglise, il a signé à Dieu un chèque en blanc. Ce chèque c’est notre vocation, de prêtre, de couple marié, de consacré. La signature c’est notre témoignage. Ce qui reste de nous une fois le chèque encaissé, c’est la signature. La somme elle, c’est notre vie, et elle n’appartient qu’à Dieu.

Qu’importe qu’on soit ordonné, marié, ou consacrés ce qui compte c’est que votre OUI à Dieu soit un acte de confiance éternelle. Ce qui compte c’est que chaque jour, dans votre vocation vous disiez à Dieu : « qu’il me soit fait selon ta parole ! »

La confiance, chez Noël Pinot a pris une ampleur incommensurable. Il a signé de son sang l’Evangile. En plus de sa vie offerte chaque jour en fidélité à sa vocation, il a accepté de signer de son sang l’Evangile afin de nous montrer avec tout son être l’authenticité de la Parole de Dieu. Arrivé à l’échafaud, il a continué à faire ce qu’il avait fait chaque jour en célébrant la messe. Il s’est offert lui-même en sacrifice. Et nous, où sommes nous au moment de l’offertoire ? A quoi pensons-nous ? Nous aussi nous devons nous offrir, offrir notre vie avec ses richesses et ses faiblesses avec une infinie confiance. C’est cela le sens de la messe. Ce n’est pas que l’abbé qui offre le sacrifice. Mais nous aussi, nous nous offrons.

Voici ce que disait la Vierge Marie à Catalina au moment de l’offertoire :

Prie ainsi : Seigneur, je T'offre tout ce que je suis, tout ce que j'ai et tout ce que je peux. Je remets tout entre Tes mains. Construis-le, Seigneur, avec le rien que je suis. Par les mérites de ton Fils, transforme-moi, Dieu Tout-Puissant. J'intercède auprès de Toi pour ma famille, pour mes bienfaiteurs, pour chaque membre de ton Apostolat, pour tous ceux qui se battent contre nous, pour tous ceux qui se recommandent à mes prières. Apprends-moi à avoir un cœur accueillant pour eux, pour que leur marche soit moins pénible. " et la Vierge Marie ajoute : "C'est ainsi que les saints priaient et c'est ainsi que je voudrais que chacun de vous le fasse.".

Dans la suite de la vision la Sainte Vierge explique ceci

Certains anges transportaient ce qui ressemblait un peu à un bol doré avec quelque chose qui brillait beaucoup, d'une lumière dorée-blanche. Ce sont les Anges gardiens des personnes qui offrent cette messe pour plusieurs intentions, ceux qui sont conscients de la signification de cette célébration. Ils ont quelque chose à offrir au Seigneur."

A ce moment là il faut offrir nos peines, nos douleurs, nos espoir car la Messe a une valeur infinie. Alors soyons généreux en offrandes et en demandes.

Derrière les premiers Anges, d'autres anges  n'avaient rien dans leurs mains, ils s'avançaient les mains vides. Ces anges sont ceux des personnes qui sont ici mais qui n'offrent jamais rien. Ils n'ont aucun intérêt à vivre chaque étape liturgique de la Messe et ils n'ont aucun présent à apporter devant l'Autel du Seigneur.

À la fin de la procession vinrent d'autres anges qui étaient tristes et avaient leurs mains jointes en prière mais avec les yeux baissés. "Ceux-ci sont les Anges gardiens des personnes qui sont ici mais qui ne veulent pas l'être, c'est à dire des personnes qui ont été forcées de venir ici, qui sont venues par obligation mais sans aucun désir de participer à la Sainte Messe. Rappelons-nous que l'offrande qui plaît le plus au Seigneur est celle où nous nous offrons comme holocauste pour que Jésus puisse nous transformer par ses propres mérites.

Qu'avons-nous à offrir au Père par nous-mêmes ? Absolument rien, néant et péché. Mais notre petite offrande unie aux mérites de Jésus, voilà l'offrande qui plaît au Père."

C’est tout cela qu’en somme la Vierge Marie a fait lorsqu’elle à dit à l’Ange « Qu’il me soit fait selon ta parole », c’est ce qu’a fait Noël Pinot en arrivant à l’échafaud.

Notre offrande, l’offrande de notre vie n’est pas vaine. Parce que ce qui la constitue au fond, c’est la confiance que nous avons. Nous avons confiance que Dieu, de notre misère peut faire de grandes choses.

Alors, avançons vers l’autel de Dieu avec confiance, une confiance sans cesse renouvelée. Revenons à Dieu de tout notre coeur ! Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre coeur.

Bienvenue

Cher(e)s ami(e)s,

Soyez les bienvenus sur notre nouveau site internet. C'est une joie, au début de la nouvelle année de travail, de vous accueillir ici. Ce nouveau site est aussi le gage d'un renouvellement intérieur, d'une conversion. 

Nous souhaitons profondément que vous pourrez trouver ici toutes les réponses à vos questions au sujet de notre fraternité et de notre Bienheureux patron, Noël Pinot. 

En grande union de Prière.

Documents d'Archive

Dénonciation de la présence de l’abbé Pinot dans le domaine de la paroisse du Louroux-Béconnais :

 

« Aujourd’hui 23 août 1793, nous, maire, officiers municipaux et membres du conseil général de la commune du Louroux, tant convoqués en assemblées extraordinaire au lieu ordinaire de ses séances, le procureur de la commune a dit qu’il a connaissance, par le rapport qui lui a été fait, que le nommé Noël Pinot, ci-devant curé de cette paroisse, y habite journellement et vise à remplir ses prétendues fonctions de curé ;

                Qu’une pareille conduite est attentatoire aux lois et compromettrait sûrement la commune ;

                Qu’on ne saurait prendre trop de mesures pour réprimer un abus aussi dangereux.

                Par ces considérations, il requiert que communication en soit donnée au Comité de surveillance, et réquisitoire à la force armée de faire perquisition, dans toute l’étendue de cette commune, dudit Pinot, et de l’arrêter partout où il sera trouvé, se réservant au surplus toute conclusion sur l’exécution dudit arrêté.

                Vu par les membres du conseil général, l’avis et les conclusions du procureur de la commune :

 

                A été arrêté que, faisant droit sur les conclusions dudit procureur de la commune, présent arrêté sera communiqué au Comité de surveillance ; et provisoirement requiert le commandement de la garde nationale de faire exécuter le présent arrêté et de prendre à cet égard toutes les mesures nécessaires et faire les réquisitions convenables.

                Arrêté en outre que le président (réquisitoire) sera remis sur-le-champ entre les mains d’un des officiers de la garde nationale qui en accusera réception, pour, par lui, prendre les mesures convenables ;

Et copie du présent arrêté sera envoyé, dans le plus court délai, au directoire du district d’Angers, ainsi qu’au directoire du département.

Fait et arrêté les dits jour et an que dessus. »

 

 

Interrogatoire 9 février au Louroux.

 

« Aujourd’hui 21 pluviôse, l’an II de la République une et indivisible, nous François-Marie Bidon, juge de Paix du canton du Louroux-Béconnais, district d’Angers, ayant été requis de nous transporter au bourg du Louroux pour y interroger un individu arrêté par une patrouille de notre garde nationale, nous nous y sommes transporté de suite, où, étant en notre chambre d’audience, assisté du citoyen Livenais, notre greffier ordinaire, nous avons sommé le citoyen Grandin, commandant de ladite patrouille, de nous présenter ledit prévenu ; lequel étant en notre présence et interpellé de nous dire ses nom, âge et profession, a dit s’appeler Noël Pinto, âgé de 47 ans, curé du Louroux-Béconnais.

Interpellé ce qu’il était devenu depuis la Saint Jea dernière, où il était venu publiquement dire la messe au Louroux : a dit que, pendant près de deux mois, il avait été errant sur la commune du Louroux-Béconnais, qu’il avait dit la messe en plusieurs endroits.

                Interpellé chez qui : a dit qu’il ne nommerait personne.

                Interpelé s’il avait dit la messe chez Mathurin Lequeux, de la Glénaie : a dit qu’il l’avait dite chez lui.

                Interpellé s’il n’avait pas envoyé chercher la citoyenne Thouin pour y assister : a dit que non ; qu’il avait seulement envoyé faire des compliments et savoir de ses nouvelles.

                Interpellé s’il n’avait pas été chez le père Robert, de la Touchardais, pour le détourner d’être « patriote » : a dit qu’il était allé chez lui pour lui expliquer la loi de l’évangile.

Interpellé pourquoi il avait cherché  dire du mal et prêché contre les citoyens Péquignot et Virot anciens religieux de Pontron : a dit qu »ils avaient donné le scadale en prêtant serment et qu’il voulait détromper le peuple.

Interpellé à qui étaient tous les ornements nécessaires pour dire la messe qui avaient été trouvés avec lui : a dit qu’il avait pris dans le Poitou, mais qu’il ne se souvenait pas du nom de la commune.

Interpellé s’il n’avait pas acheté la veste qu’il avait dans la commune du Louroux : a dit qu’il ne nommerait jamais personne.

Interpellé s’il avait été chez Augereau, de Chanteloup : a dit qu’il n’avait rien à répondre, qu’il était décidé à ne charger personne.

Interpellé s’il y avait longtemps qu’il se retirait dans la maison où il a été pris, chez la veuve Peltier : a dit qu’il n’y était entré que d’aujourd’hui ; que la femme n’y était pas, qu’il s’était caché dans un coffre, en entendant la garde.

Interpellé s’il y était retiré d’autrefois : a dit que non.

Interpellé s’il avait suivi les armées et s’il avait été à Château-Gontier : a dit n’avoir jamais suivi les armées.
                Lecture à lui faite de sa déposition et requis de signer,

Y a satisfait

                                                                                                              Noël Pinot.

 

Sur ce, nous juge de paix du canton du Louroux-Béconnais, d’après l’interrogatoire ci-dessus, mandons et ordonnons que le nommé Noël Pinot, se disant curé du Louroux, sera conduit par la force armée au Comité révolutionnaire d’Anger, et que la veuve Peltier sur l’assertion de tous les citoyens qui assurent qu’elle n’a jamais été réfractaire à la loi et que ce n’est que d’aujourd’hui que ledit Pinot a été chez elle, ordonnons que les chasubles, calice, petits bondieux et autres joujoux de cette espèce seront transportés audit comité. »

 

 

 

 

Mandat d’expédition de Grandin pour aller à Angers avec Pinot.

« De par la Loi,

François-Marie Bidon, juge de paix du canton du Louroux-Béconnais, mandons et ordonnons au citoyen Grandin, capitaine de la garde nationale du Louroux, de conduire au comité révolutionnaire à Angers le nommé Noël Pinot, prêtre réfractaire et ci-devant curé du Louroux, convaincu d’avoir fomenté la guerre civile dans ladite commune et excité à la révolte plusieurs habitants de la commune pendant plus de deux mois qu’il se tenait caché dans ladite commune et autres faits à sa charge, qui sont relatés dans son procès-verbal d’interrogatoire, fait par nous.
                Requérons tout dépositaire de la force publique, auquel le présent mandat sera notifié, de prêter main-forte pour son exécution en cas de besoin.

 

 

 

10 février : arrivée de Noël Pinot à Angers. au comité de surveillance qui édite un reçu :

« Le comité a reçu du citoyen Bidon, juge de paix de la commune du Louroux, le procès-verbal du curé-réfractaire de ladite commune. »

 

Registre du comité :

« Le 22 pluviôse : incarcération du prêtre réfractaire Pinot, ex-curé du Louroux-Béconnais : Très contre-révolutionnaire. »

 

Quelques ouvrages en vente.

- Les 4 Évangiles (traduction du Chanoine Crampon, début XX° siècle)

Prix: 13,50 € (couverture rigide)

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- Les 4 Évangiles (traduction du Chanoine Crampon, début XX° siècle)

Prix : 9,50 € (couverture souple)

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- Evanghelia dupa Matei (Evangile selon Saint Matthieu en roumain)

Prix: 5,50€ ( couverture souple)

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Guérisons Miraculeuses accordées au Bx N. Pinot

 

·         Mademoiselle Pauline Gallichet

En 1905, Mlle Pauline Gallichet souffrait d’une douleur au genou. A la suite d’un faux mouvement, le mal s’aggrava et genou enfla. Les remèdes prescrits par le médecin  ne produisirent aucun résultat. Après deux jours de souffrance, Mlle Pauline commença une neuvaine à Noël Pinot et abandonna tout remède. Le septième jour, elle constata une amélioration sensible et le neuvième elle était tout à fait guérie. Le Lendemain elle put aller à Angers et se promener toute la journée sans ressentir la moindre souffrance.

·        Mademoiselle Alphonsine Lequeux

Agée de 11 ans, elle fut atteinte au commencement de 1905 d’une op(h)talmie purulente. Le docteur avait cru d’abord à un coup de sang ; mais à la suite de la rougeole, une suppuration abondante commença et la pauvre enfant fut menacée de perdre la vue. La mère voyant inutile tout remède, fit une neuvaine à Noël Pinot. Il n’y eut aucun résultat. On commença une seconde neuvaine, les souffrances cependant devenaient intolérables ; la malade était devenue complètement aveugle. Le jour de Pâques, la mère promit une messe d’action de grâces en l’honneur de Noël Pinot si sa fille guérissait. En rentrant à la maison, elle constata que la suppuration avait cessé et que sa fille voyait de l’œil droit et à la suite de quelques jours encore de l’œil gauche. Elle passa toute la saison de l’été dans les champs, exposée aux rayons du soleil, sans éprouver la moindre fatigue dans les yeux, elle dont le médecin avait dit qu’elle ne guérirait pas. 

 

©ArchivesDiocésainesAngers

Témoignage de la 3ème édition du Pélé

Du 23 au 25 août 2015 nous avons eu le grand plaisir de pèleriner sur les pas du Bx Noël Pinot, en réponse à une invitation de notre fils Matthieu.

Noël Pinot est né à Angers et fut curé du Louroux-Béconnais pendant la révolution Française.  Prêtre réfractaire, il continua son ministère, caché et traqué. Dénoncé il fut arrêté alors qu’il allait célébrer une messe clandestine dans une ferme du Louroux. Transporté ligoté sur un cheval durant les jours de février 1794, il fut guillotiné place du Ralliement à Angers, portant ses habits sacerdotaux. Si pour ses bourreaux ce n’était qu’une farce, pour d’autres, il partit en martyr sur l’autel du sacrifice, avec les vêtements sacrés qui avaient animé sa vie.  Il fut béatifié en 1926. 

Plusieurs éléments nous ont marqué durant ce pèlerinage :

-          La découverte de l’oratoire du Bx Noël Pinot et quelques uns de ses membres. La vie de ce prêtre et l’attachement de nombreux angevins à cette figure de l’Eglise locale.

-          La visite guidée de l’église du Louroux-Béconnais a été très riche d’enseignements par le Père Fillaudeau et son sacristain. Dans ce patrimoine nouvellement restauré, nous avons contemplé le Christ crucifié devant lequel Noël Pinot a renouvelé sa fidélité à l’Eglise. La maie dans laquelle s’est caché Noël Pinot avant d’être dénoncé, le grand tableau peint évoquant la monté de Noël Pinot à l’échafaud. Cette visite précédait la messe célébrée ce jour –là par les pères Bouchaud et Fillaudeau.

La connaissance de deux séminaristes habités par une foi et une volonté de servir le Christ à l’image de ce prêtre. Le partage de vie avec ces deux jeunes a été nouveau pour nous. Les pique-niques, repas partagés, nuits sous la tente nous ont permis de les découvrir dans une réalité incarnée où la bonne humeur animait cette vie de fraternité. Un autre moment nous a frappé ; la vie d’Eglise et EN Eglise de ces jeunes. Les pères Tosser, Bouchaud, Fillaudeau, Amiot, sont venus nous rejoindre pour assurer une messe quotidienne, un partage de repas et un temps de témoignage. Cette fraternité diocésaine, ce compagnonnage en Eglise intergénérationnel nous a ému. Nous avons découvert une famille-Eglise.

-          Autre moment, la venue de Florence Varaigne, responsable diocésaine du service Jeunes. Elle nous a accompagné toute la journée du lundi jusqu’à la veillée de prière et a donné un  témoignage  sur l’accueil d’une personne sans domicile.  Que de bons moments.

-          Nous ne pouvons oublier l’accueil des paroissiens de Saint-Clément-de-la-place, lorsqu’ils nous ont ouvert les portes de l’église pour y célébrer la messe à 20H30… La messe dominicale fut donc annoncée par les cloches sonnant à pleine volée, pour une paroisse en restructuration.  La messe fut partagée avec les membres de l’EAP et quelques paroissiens timidement associés.

-          Un grand moment au terme de notre marche, fut la messe célébrée par le Père Amiot à la Milandrie. C’est dans cette fermette que Noël Pinot a été arrêté une nuit de 1794 alors qu’il allait célébrer la messe.

Le ferme de torchis est conservée grâce à la vigilance de l’association crée autour du patrimoine conservé du bienheureux.  Le Père Amiot a célébré la messe sur la table en bois où N. Pinot devait officier. Le christ  en crois, la statue de Noël Pinot, le scintillement des bougies, le recueillement et la gravité de cette célébration ont fait de ce moment une intense communion au martyre de notre prêtre Angevin.

Merci encore à l’organisation sans faille et l’invitation de notre fils Matthieu, tellement animé par le cheminement de Noël Pinot et la vie fraternelle partagée avec Antoine et Kevin Emmanuel.

Maintenant, nous attendons le prochain pèlerinage en 2016  à l’occasion de l’anniversaire des 90 ans de la béatification de Noël Pinot.

Nous souhaitons longue vie à l’oratoire Bx Noël Pinot ; qu’il sache se faire connaitre au plus grand nombre, tant la vie en Eglise est riche de sa diversité.

Sylvie & Dominique, pèlerins 

Paroisse Bx Noël Pinot

La messe du regroupement de deux paroisses sous l’unique patronage du Bienheureux Noël Pinot a été célébrée le 27 Septembre, et présidée par Monseigneur Delmas. Dans son homélie, notre évêque a rappelé la profondeur du zèle apostolique du bienheureux. Citant Noël Pinot, il dit « je suis fier d’avoir été jugé digne de pouvoir vous porter Dieu » ; c’est suite à cela qu’il a interpellé l’assemblée en lançant : « Soyez fier d’être Chrétiens ».  Puis, il a souligné un aspect que nous avons  déjà vécu à l’oratoire. Noël Pinot était très instruit, mais une fois curé, il n’avait plus de temps pour cela alors dit Monseigneur « Il [Noël Pinot] lisait l’Evangile dans la vie des gens ». Ah s’il pouvait nous être fait la grâce de vivre cela intensément.

Son homélie  a aussi porté sur l’obéissance du saint prêtre. Encore prêtre sans cure, il était déjà très apprécié pour ses vertus et son savoir. C’est sans discuter qu’il s’est rendu sur la paroisse Saint-Aubin à l’appel de son évêque.  Cette obéissance lui dera d’ailleurs dire plus tard : « Rien ne peut m’empêcher d’être votre curé. On aura beau m’en arracher de force, je le serai toujours”